#___KAPiiTEL EiiN

#___KAPiiTEL EiiN
Mon histoire commence aujourd'hui...
J'hésite encore à lui dire. J'ai peur de sa réaction. J'ai peur de son regard. J'ai peur de lui.
Et pourtant... Si jeune et déjà si tourmenté.
Je suis collé à la vitre, le regard perdu à l'horizon... Lui, il est en bas et l'attend.
Elle arrive, je vois sa voiture au loin. Je vois également le reflet d'une larme solitaire qui coule le long de ma joue sur la vitre... Je vais encore devoir supporter leurs regards, leurs baisers, leurs mots ; qui chaque jour me tuent un peu plus. J'ai mal.

La sonnette retentit. Un frisson d'appréhension parcourt mon corps. J'essuie mon visage d'un revers de main et ferme les yeux.Je l'entends. Elle est arrivée. J'imagine déjà la scène : elle est dans ses bras, et lui l'embrasse à n'en plus pouvoir.
Je serre les poings et essaie de chasser cette image de mes pensées. C'est tellement dur !
Il crie mon prénom. Je décide de descendre, mais avant de m'aventurer en enfer, je regarde mon visage dans le miroir. Mes larmes se sont effacées. Je prends une grande inspiration et saisit la poignée de la porte de ma chambre, de mon refuge, de ma prison...

Je suis à proximité de lui, et d'elle. Son regard me dégoûte. Elle est atrocement prétentieuse.
Mais elle est avec lui. Et les apparences me prouvent qu'il tient à elle. Elle fait peut être son bonheur après tout ? Dans ses bras... j'aimerais tellement être à sa place ; profiter de ses baisers, de ses caresses, de ces petits mots tendres. J'aimerais tellement que toutes ses petites attentions me soient adressées, rien qu'à moi. Mais la vie en a décidé autrement.


- Bill !!! Tu vas bien ? ( avec un grand sourire )


Je me colle un grand sourire sur les lèvres. Il est faux, je le sais mais j'y suis contraint. Tout de suite j'ai surtout envie de pleurer jusqu'à en mourir. Elle s'avance vers moi et me fais la bise. Je m'oblige à lui répondre, sous le regard fier de mon frère.

- Très bien et toi April ?
- Maintenant je vais bien...


En disant cela, elle s'est réfugiée dans les bras de mon double. Le regard qu'il lui adresse est plein de désir. Ils s'embrassent langoureusement devant moi. Je préfère détourner le regard.
Je vais m'installer sur le divan, très vite rejoint par le petit couple.

Ca fait bien trop longtemps que je supporte ses conquêtes. Celle-ci dure depuis quelques semaines, mais c'est déjà beaucoup trop. D'habitude il ne reste pas plus d'une semaine avec la même fille. J'ai peur. Peur qu'il s'attache à elle, et qu'il m'oublie. Non. Il ne me ferait jamais ça ; il me l'a promit.Mais une promesse peut bien vite se compromettre et s'envoler.

Nous allons encore passer l'après midi à parler de sa semaine, de ses copines qui viennent d'acheter un rouge à lèvre et du nouveau basketteur de l'équipe du lycée qui leur ont fait un clin d'½il dans les couloirs. Elle me fait pitié. C'est vraiment désolant...Je profite d'un moment d'inattention pour m'éclipser. Mais Tom se détache de ses lèvres et me prend en flagrant délit.

- Tu vas où comme ça p'tit frère ?


Je ne vais tout de même pas lui dire que de les voir s'embrasser me dégoûte, et que je pars dans ma chambre pour y pleurer jusqu'à demain ? Je réfléchis à toute vitesse pour trouver une excuse.

- Je...euh...je vais chercher à boire ; vous voulez quelque chose ?


Sauvé. J'ai réussi. Il lui demande son avis, encore une fois avec le même regard pervers. Presque qu'elle lui répondrais : « C'est toi que je veux ! ». Mais non. Elle lui dit juste qu'elle boirait bien un jus de fruit. Tom se retourne vers moi. Son regard, un si beau regard. J'en perdrais presque l'équilibre. Il est tellement beau.

- Bon bah on veut bien un jus de fruit et un coca s'il te plaît !


J'acquiesce avec le sourire et me retourne, en direction de la cuisine.
J'y pénètre en silence, à pas légers. Je m'appuie sur l'évier. Je respire profondément. J'en ai marre !!
Je serre les lèvres, encore une. Une larme. Elle vient souiller mon sourire. Il faut que je me ressaisisse. Mais c'est tellement difficile de ne rien laisser paraître. Je me redresse. Je leur sers leurs boissons, et leur apporte.

J'avais prévu de me rassoir en leur compagnie, mais la première chose qui m'accueille c'est un tendre baiser. Je m'arrête brusquement en voyant la scène qui s'offre à moi, manquant de laisser les deux verres se briser au sol. Mon c½ur se crispe. Je dois être fort. Pour lui. Pour moi.
Je dépose les deux verres et ils me regardent, me remercient et s'emparent de leurs délectations. Non, non, non ; c'est beaucoup trop dur.

- Ecoute Tom, je...je ne me sens pas très bien. Je crois que je vais aller m'allonger dans ma chambre.
- Ok. Je viendrais te voir tout à l'heure ! Repose toi bien.
- Oh non ! Enfin, je veux dire ; ce n'est pas la peine que tu viennes, reste avec April.



Mais quel crétin ! Je lui dis de rester avec elle ! Moi qui la déteste tant, j'ouvre la porte à mon ennemie. Mon ennemie qui est aussi celle qui rend mon frère heureux. J'en ai assez. Je monte dans ma chambre et me jette sur mon lit.
Je contemple la blancheur de mon plafond, ces derniers temps je le trouve tout à fait intéressant. Bon nombre de fois il a été témoin de torrents de larmes, dévalant mes joues pour finir par tremper mon T-shirt ; de cris, perdus dans un oreiller souffre douleur ; et de mots d'amour douloureux s'échappant timidement d'entre mes lèvres, pour lui. Mon frère. Mon jumeau. Mon sang. Mon c½ur. Mon âme.

[ ... ]

La nuit commence à tomber. Au final il n'est pas venu me voir. Il est resté tout l'après-midi dans ses bras. Je regarde la ville qui s'anime de l'autre côté de la vitre. Recroquevillé sur moi-même, j'observe. Les larmes ont cessé de couler. Quelques fois, une essaie de s'échapper du coin de mes yeux, mais... sans succès. Je les ravale très vite.

Mes yeux se ferment en douceur, asséchés par les larmes salées. Je commence à m'endormir, apaisé par le son des quelques gouttes de pluie qui tombent sur le toit. La porte d'entrée se ferme. Elle est partie. Enfin. Tom monte à l'étage. Il n'est pas des plus discret mais le sommeil et beaucoup plus fort que moi.
J'aurais voulu voir son visage, près du mien. Son visage rassurant. Mais le marchand de sable est passé pour moi, je me laisse dériver dans un long voyage remplis de rêves, oubliant la peine et la douleur qui meurtrient mon c½ur.


Bonjour à toutes & tous les lecteurs de Yaoi ! ^^
Voilà le premier chapitre de ma toute première fic entre les jumeaux.
J'en ai lu tellement, que ça m'a donné l'envie d'en écrire une ! ( MerCiiii =D )
Je n'ai pas fait d'introduction, de prologue... Je préfère tout de suite entrer dans le feu de l'action. ( J'ai raison ? =) )
Si vous avez lu, laissais moi un petit commentaire pour me donner votre avis s'il vous plait. ^_^
Je ne préviens que ceux & celles qui ont mis au moins un p'tit com' !
C'est beaucoup plus pratique pour moi.

Juste parce que c'est ma première lectrice ( MerCiiiiii ! =D ) * x-One-Shoot-Teach-x *


# Posté le lundi 11 février 2008 12:03
Modifié le samedi 12 avril 2008 19:52

#___KAPiiTEL ZWEii

#___KAPiiTEL ZWEii




( Point de vue : Tom )

Aujourd'hui April vient me voir, cela fait maintenant 3 semaines que nous sommes ensemble, et ça marche plutôt bien. J'ai tout de même l'impression que mon frère ne l'aime pas beaucoup. Pourtant ça ne l'a jamais dérangé jusqu'à présent que je ramène des filles à la maison !
J'entends la sonnette. C'est elle ! Ma déesse est arrivée !!
Je me précipite tel un félin sur sa proie, sur la porte et lui ouvre. Mon rayon de soleil se tient debout face à moi. Son sourire et ses yeux m'ont manqué ces derniers jours ! Entre nous, il n'y a pas que ça qui m'a manqué...
Hâtons nous. Je la laisse entrer et elle se jette dans mes bras. Notre petit « Bonjour» se traduit par un baiser fougueux. Maintenant je me sens bien...Je vais prévenir Bill de son arrivée...


- Bill !!!!


J'y ai peut-être été un peu fort. Je crois que tout le quartier a dû m'entendre. Mais ce n'est pas très grave, les voisins ont l'habitude... J'entends mon frère descendre. Pendant ce temps, j'admire la plus belle des créatures qui s'affaire sous mes yeux ; je la croquerais bien !

Ah, il est enfin arrivé en bas des escaliers. J'ai cru qu'il n'en finirait jamais. C'est étrange mais il n'aurait même pas gagné à un rallye contre une tortue. C'est pour vous dire à la lenteur qu'il les a descendus...
Ma chérie s'approche de lui. Il se colle un grand sourire sur le visage lorsqu'il la voit. Peut-être qu'il l'apprécie après tout ?


- Bill !!! Tu vas bien ? ( avec un grand sourire )


Bill met du temps à répondre. En ce moment il doit avoir deux de tension. C'est donc normal... Il couve peut-être une mauvaise grippe qui sait ? Ou alors il est en manque de filles... Les deux solutions sont envisageables !


- Très bien et toi April ?
- Maintenant je vais bien...



Et bien ! Elle me surprendra toujours. Elle est venue se glisser dans mes bras à la fin de cette phrase. J'apprécie la douce chaleur de ses mains sur ma nuque lorsqu'elle m'embrasse. Mon pauvre frère... Quand je pense qu'il ne connaît pas cette sensation ! Je comprendrais si il déprimait...C'est tout à fait normal.

Elle se détache de mes lèvres, à mon plus grand regret... Quoique, appréciant la vue sur son petit derrière qui avance devant moi, je crois que je retire ce que je viens de dire...
Mon double est déjà installé sur le divan. Je prends place aux côtés d'April, qui est aussi en face de lui. Et c'est reparti pour une séance de tendres baisers. J'ai l'impression que mon frère nous regarde. Je sens qu'il se lève ; je me détache donc des lèvres de ma déesse et l'interpelle : ça m'intrigue.


- Tu vas où comme ça p'tit frère ?


J'ai l'impression qu'il réfléchit à toute vitesse pour me trouver une excuse valable aux yeux de la loi. Bon d'accord, j'en fais un peu trop en parlant de loi, je le reconnais. Bref, passons. Bon il va me dire où il compte aller ou quoi ? Il ouvre la bouche... ENFIN !


- Euh...je vais chercher à boire ; vous voulez quelque chose ?


Tout ce temps pour me dire ça ! Faut prendre rendez-vous chez un bon médecin, parce que le temps de réaction est de plus en plus lent... Bon qu'est-ce que je fais ? Je vais lui demander si elle veut boire quelque chose. Je me tourne vers elle. Je la dévore du regard, c'est flippant ! Elle me répond qu'elle boirait bien un jus de fruit. Ok. Un jus de fruit. Qu'est-ce que je veux boire moi ? Un coca. Oui. Je me retourne vers mon jumeau. Et mais il me fixe avec un de ces regards ! J'ai l'impression qu'il va me bouffer ! N'empêche qu'ils sont beaux ces yeux... Normal, ce sont les mêmes que les miens... D'accord je ne suis pas drôle. Mais j'aime ce petit côté « macho » -comme diraient les filles- chez moi. Je vais peut être répondre à mon frère parce que sinon il va s'endormir sur place.


- Bon bah on veut bien un jus de fruit et un coca s'il te plaît !


Il acquiesce avec le sourire. Ca fait plaisir de le voir sourire... Mais malgré ces sourires, je pense qu'il n'est pas sincère. Ses sourires sont faux. Je le sens. Seulement, je ne sais vraiment pas pourquoi il ferait ça. C'est mon jumeau et je ressens ce qu'il ressent. Je sens qu'il y a quelque chose qui lui fait du mal. J'ai une petite amie et lui non ? Serait-ce une histoire de jalousie ? Ou bien comme ma première hypothèse le proposait, il n'aime pas April mais essaie de faire avec ? Ce serait sûrement la déduction la plus rationnelle... Je trouve qu'il met du temps.

April pose sa main sur ma cuisse, pour me sortir de mes pensées, et j'avoue que ça marche très bien. Elle me regarde, avec ses beaux yeux bleus. Je pose délicatement mes lèvres sur les siennes...

J'entends le bruit du choc entre les boissons et la table en verre transparent. Bill est revenu. J'arrête d'embrasser ma chérie. Nous saisissons nos verres, remercions Bill et buvons. Alors que j'avale ma troisième gorgée, Bill m'interrompt.


- Ecoute Tom, je...je ne me sens pas très bien. Je crois que je vais aller m'allonger dans ma chambre.
- Ok. Je viendrais te voir tout à l'heure ! Repose toi bien.
- Oh non ! Enfin, je veux dire ; ce n'est pas la peine que tu viennes, reste avec April.



Il est mignon mais April ne reste pas cent cinq ans... Elle est à la maison pour la fin d'après midi seulement. Elle a des parents plutôt possessifs. Son père viendra la chercher. Même si je préférerais qu'elle puisse rester dormir. On pourrait... Enfin, je pense que je n'ai aucunement besoin de faire un dessin.

Il se retourne et monte les escaliers en silence...
Tout le reste de l'après midi ce passe comme il a été commencé. Baisers, caresses, mots d'amour. Et même film. Pour faire un fond sonore. Je déteste lorsque la maison est plongée dans un grand silence. Un silence oppressant. Cela me rend malade.

[ ... ]

Il est l'heure. Elle doit s'en aller. Son père arrive ; la voiture s'entend à plusieurs centaines de mètres : gros moteur.
Sur le pas de la porte, elle se met sur la pointe des pieds et m'embrasse tendrement. Quelques baisers se perdent dans mon cou, me faisant frissonner. Encore un baiser et elle s'en va. Son père attend. J'ai le sourire aux lèvres. Même si elle part, je l'ai eu avec moi tout l'après-midi, ou du moins ce qu'il en restait. Je suis content de l'avoir vu. Je lui ai dit que je l'appellerai ce soir. Je le fais tout le temps. Je tiens à elle. C'est étrange, parce que les filles, j'avais la sale habitude de ne les garder qu'une semaine, au grand maximum. Mais aujourd'hui, trois semaines... C'est un exploit de ma part !
Je décide de ranger ce que nous avons sorti. Nos verres, et les gâteaux. Que voulez vous je suis un grand gourmand... Je dépose tout dans la cuisine et entreprends de monter dans ma chambre.

Encore accroché à mes lèvres, le sourire ne m'a toujours pas quitté. J'entame les vingt-six marches qui mènent à l'étage.
Je vais à une extrême lenteur, me demandant comment mon frère a bien pu faire pour imiter les escargots à leur vitesse minimum. Lui aussi fait des exploits. Comme quoi ça arrive...
La dernière...Enfin. Je passe devant la chambre de mes parents, du moins de mon beau-père et ma mère. Devant la salle de bain, et arrive devant celle de mon frère. Elle est restée entre-ouverte, on peut voir que la nuit commence à tomber. Je pousse la porte sans le moindre bruit et constate qu'il s'est endormi. Enfin, peut-être, d'ici je ne vois que son dos. J'entre à pas de loup. Au moins ici je ne manquerais pas de me casser la figure, tout est rangé. Je ne peux pas en dire autant de ma chambre...

Je contourne son lit pour me poster devant lui. Ses yeux sont fermés. J'en déduis qu'il dort. Je sais, je déduis très vite ; parce que tout le monde peut fermer les yeux et ne pas dormir. Mais j'ai envie de dire qu'il dort. Je contemple son visage. P'tit frère... un flot de souvenirs se bousculent dans ma tête. Lorsqu'on était petits... Ce temps est bien loin aujourd'hui. Je m'accroupis devant lui. Son visage m'apaise, et je me surprends à sourire comme un con devant lui. Il a pleuré. Je le vois, je le ressens. Mais pourquoi ? Son maquillage a coulé, pour laisser de vilaines traces noires sur ses joues.
Il a l'air si fragile. Je l'aime. Mon p'tit protéger. Mon p'tit frère. Mon p'tit jumeau. Mon sang. Ma chair. Mon c½ur. Il reste et restera toute ma vie. Il est mon double, et ma moitié.
Ma main vient se poser sur sont doux visage, cachant une sombre trace de crayon noir près de ses yeux clos.







Bonjour à toutes les lectrices de Yaoi ! ^_^
Voilà mon second chapitre =)
J'espère de tout coeur qu'il vous a plu ! C'était un spécial * Point De Vue Tom *
Alors je voulez vous dire, j'ai fait ce PDV Tom pour bien montrer la différence qu'il y avait avec son frère...
Lui est heureux, alors que Bill aimerais mourir...
Mais le point de vue principal restera celui de Bill. Même si de temps en temps j'en ferais de Tom...

Enfin bref, donnez moi vos avis =D J'attends vos commentaires avec impatience !
Merci également pour tous les com's précédents !!! Je suis contente que ma fiction plaise autant =D
J'espère que vous serez encore très nombreuses à venir lire !
Je ne préviens toujours que celles qui ont mis au moins un tit' com ^^

Voilà... Sur ce, je vous laisse !
KiiSSOUiiLLES <'3


( Tag effacé )
# Posté le mardi 19 février 2008 23:24
Modifié le samedi 12 avril 2008 19:56

#___KAPiiTEL DREii

#___KAPiiTEL DREii
* Musique * ( Cinema Bizarre - Angel in Disguise <3 )


( Point de vue : Bill )

Je sens quelque chose glisser sur ma joue. J'ouvre les yeux à une vitesse fulgurante, dont je ne me serai jamais cru capable. Je sursaute et me recule brusquement. Me repliant contre le mur, les genoux entre les bras. Il m'a fait peur ! Pourquoi est-il là ? Que fait-il dans ma chambre !? Je ne l'y ai jamais convié ! Mon c½ur a bien failli s'arrêter. Je tremble, encore sous l'effet de surprise. Il s'assit sur le lit et s'approche doucement de moi.


- Hey ! Ce n'est que moi ! Désolé si je t'ai fait peur...
- Tu... Qu'est-ce que tu fais là ?



Mon ton était agressif. Non. Plutôt dénoué de sentiments. Il a l'air surpris. Ses yeux sont remplis d'incompréhension. J'aimerai qu'il me prenne dans ses bras... J'aurai voulu qu'il m'embrasse pour me rassurer. Il s'approche de plus en plus. Il s'adosse au mur, et croise les mains. Alors que je suis encore dans le coin du lit, il me fait signe de venir vers lui.


- Viens là p'tit frère...
( sourire )


Je m'appuie sur mes mains, et avance en sa direction. Il ouvre grand ses bras. Mon instinct m'oblige à m'y précipiter. Je manque de tomber avant d'atteindre mon but. Mais il me rattrape. Il me serre fort contre lui. C'est agréable. Je me sens bien. Je m'accroche à lui comme s'il voulait me quitter. Je me cramponne à son large T-shirt. Ses mains se posent sur mon dos et me font frissonner. Il ne faut absolument pas qu'il s'en aperçoive.

Le parfum dans son cou. Je m'y laisserai bien tenter. Mais je n'ai pas le droit. Je dois vivre avec mon lourd secret. C'est bien mieux comme ça pour tout le monde, malgré que cela me fasse souffrir.


- Je t'aime petit frère...


Surtout lorsque cette rare phrase passent la barrière de ses lèvres. Je ne sais jamais quoi répondre à cette déclaration. J'aimerais lui dire que je l'aime, mais j'aurais l'impression de me dévoiler, de lui mentir, et il ne comprendrait pas ce que cela signifie à mes yeux. Bien plus qu'un amour fraternel... Un amour réel, dont mon c½ur est plein à craquer ! Je ne vais pas pouvoir me retenir encore très longtemps. Mes lèvres brûlent, elles sont prêtes à tout lui avouer.


- Il faut que je te parle Bill...
- Je t'écoute...
- En fait, c'est à propos d'April.



La phrase que je redoutais... Et bien voilà, je suis devant le fait accomplis. J'ai peur, mon c½ur me fait mal. J'ai peur de ce qu'il va me dire sur elle ; va-t-il partir et vivre avec elle ? Est-ce qu'il va partir et m'abandonner ? M'oublier ? Ne plus m'aimer...

Tellement de questions se bousculent dans ma tête. Des questions sans réponses. Il inspire profondément et reprend la parole.


- Je crois que...je l'aime.


NON ! Il n'a pas le droit de me dire ça ! Mon c½ur se brise... Il n'en reste que des éclats. J'ai mal ! Je n'ai jamais eu aussi mal. Il..Il l'aime ? Et moi dans tout ça ! Pourquoi je n'ai pas le droit d'être heureux ? Pourquoi il faut que je sois amoureux de lui !? Pourquoi je ne suis pas comme lui ? Pourquoi l'aime-t-il... Il attend une réponse de ma part. Je regarde par la fenêtre...Mon regard est sûrement vide. Du moins c'est l'impression que j'en ai. Les larmes inondent mes yeux.


- Bill... ?


Mon regard se pose sur lui, je ravale mes larmes et croise ses yeux. Je lui souris. Il est heureux...sans moi. Je réalise. J'espère juste qu'il est sûr de lui. Qu'il ne vienne pas dans deux jours me dire que c'est finit. J'aimerais tant ne plus souffrir. Je n'ai personne à qui me confier ! Personne ne peut me comprendre. J'espère malgré tout qu'elle le rendra heureux.


- Je suis content pour toi ! Mais...T'es bien sûr de toi ?
- Oui, je crois que je l'aime. Pourtant ça ne fait pas très longtemps qu'on est ensemble, mais je me suis énormément attaché à elle. Je suis heureux avec elle. Elle est gentille... Elle est parfaite.
- D'accord. Et bien je vous souhaite que du bonheur et plein de bébés...
( sourire )
- Bill, arrête.
- Arrêter quoi ?
( surpris )
- Arrête de dire ce que tu ne penses pas sincèrement! J'te connais mieux que personne, et tu ne pourras pas me le cacher. Il y a quelque chose derrière tout ça...Tu es distant ces derniers temps... Dis moi.

Il a raison. Il y a quelque chose. C'est mon jumeau. Et on était si complices avant notre majorité, on était tout le temps ensemble. Mais depuis qu'il l'a connaît, il me délaisse.

Je suis conscient qu'il a le droit à une vie. Sa vie. Mais c'est mon frère, et avant d'être amoureux de lui, je l'aime comme un frère. Et je ne supporterais en aucun cas qu'une fille nous sépare ou le fasse souffrir. Je veux son bonheur. Mon instinct fraternel ne pourra jamais disparaitre.


- Tom... Tu as raison. Bien sur je suis conscient que tu as ta propre vie, mais je ne veux pas qu'elle te fasse souffrir. Et puis souviens toi, et ose me dire le contraire... Lorsqu'on était plus jeunes, avant tes conquêtes... On était tellement complices...On partageait tout, on se confiait tout. Nous étions les meilleurs amis. Inséparables. On avait toujours besoin l'un de l'autre. Et aujourd'hui, tu voles de tes propres ailes, et tu n'auras plus besoin de moi. Peu à peu on s'éloigne. Et... je ne veux pas. Je ne veux pas Tom !!! J'ai peur de te perdre. Je t'aime trop Tom !


Des larmes coulent de plus bel sur mes joues. Je dois être horrible. Mais, lui aussi. Lui aussi pleure. Je m'en rends compte. Une perle d'eau brille sur sa joue. Deux, puis trois. Elles s'enchaînent, comme une file indienne.

Je m'effondre dans ses bras. Cette fois c'est lui qui s'accroche. J'ai l'impression qu'il a peur que je tombe. Vu mes circonstances, je ne peux pas tomber plus bas.


- Non Bill ! Ne dis pas ça ! J'aurais toujours besoin de toi ! Je ne pourrais pas vivre sans toi ! Tu es ma moitié. Je n'imagine pas ma vie sans toi ! C'est impossible ! Retire toi tout de suite cette idée de ta la tête ! Comment peux-tu imaginer une chose pareille !?
- Comprends moi Tom ! Tu vis le parfait amour avec April... Je me sens inutile maintenant. Tu n'as plus besoin de moi...
- Non Bill...J'aurais éternellement besoin de toi... D'accord ?
- Ouais...
( séchant mes larmes )


Il me serre encore une fois dans ses bras. Plus fort que les deux fois précédentes. Je suis rassuré. Même s'il l'aime. Je me sens mieux. Je suis soulagé. Notre étreinte prend fin. J'ai retrouvé mon frère. Notre complicité va renaitre. Mais je l'aime toujours. Comme un frère. Comme mon amour. Oublions...Du moins, essayons.


- Pizzas télé ça te dit ??? ( sourire )
- Allez ! ( clin d'½il )


Il se lève et part vers la porte. Je le regarde. Je me sens beaucoup mieux. Il s'arrête, et me regarde. Il m'interroge du regard, un merveilleux sourire accroché aux lèvres. Je fixe ses yeux et me lève brusquement. Il recommence à partir. Il descend mais avant de le rejoindre, je fais un bref détour par la salle d'eau. J'enlève le noir qui couvrait mes yeux, dont la majorité jonchait mes joues. C'est bon. Je le rejoins et nous sortons une pizza. Nous rigolons. Cela fait maintenant très longtemps que nous n'avions pas rigolé ainsi. Ses blagues m'ont manqué.

Tom choisit un film d'action. La pizza est prête. Nous nous installons sur le divan. Il n'est que 19h30.Peu de temps après, la porte s'ouvre...Laissant entrer nos deux parents. Notre mère vient nous dire « Bonsoir ».Elle nous embrasse chacun notre tour.


- Alors mes chéris, cette journée s'est bien passée ??
- Oui, sauf que Bill ne se sentait pas très bien tout à l'heure...
- Oh c'est vrai mon poussin ? Fais moi voir...
( elle pose sa main sur mon front ) Tu n'as pas de fièvre ! Tu veux que je prenne rendez vous chez le médecin ?
- Non merci maman, ça va mieux maintenant... C'est gentil de t'inquiéter pour moi !
( sourire )
- Tu es sûr ? Tu ne veux pas que je te prépare une tisane à la Camomille ?
- Maman !
- Excuse moi mon chaton, mais je n'aime pas te savoir malade !



Tom et moi nous regardons, j'aurais bien envie de rire. Elle est tellement adorable... Nous avons finit de manger. Nous montons dans nos chambres, pour laisser le petit couple se retrouver un peu. Ils aiment diner ensembles. Donc Tom et moi les laissons seuls au salon. Nous lui faisons chacun un énorme baiser sur la joue, saluons Gordon et montons les escaliers.

Je tourne à ma droite, et pénètre dans ma chambre sombre... J'ai envie de dormir. Qu'est-ce que j'aimerais dormir dans ses bras, pour sentir son étreinte autour de moi, son parfum enivrant... Je me déshabille et me retrouve en boxer. Je vais dans la salle de bain, histoire de me laver les dents, et me rafraichir. Une fois cela fait, je retourne m'enfermer dans ma prison... Mais quelque chose m'en empêche...



Bonjour, bonsoir ! ( Ca dépend de quand vous lisez. =D ... Ouais on s'en fou -_-' )
Donc voilà mon 3ème Chapitre =)
J'espère encore une fois ( j'espère beaucoup moi... l'espoir fait vivre =D ) que ce chapitre vous a plu.
Donc on est retourné du PDV Bill...
Bientôt vous aurez un p'tit PDV Tom ( HiiHii =D )
Miicii beaucoup pour TOUS vos com'S ! Me fOnt trop plaisir !
J'compte sur vous pour me donner vos avis !
Me tarde de lire vos commentaires <3 ( 300 ? )

KiiSSOUiiLLES <'3


# Posté le dimanche 02 mars 2008 13:21
Modifié le samedi 12 avril 2008 19:53

#___KAPiiTEL ViiER

#___KAPiiTEL ViiER
*Musique * ( My Chemical Romance - Teenagers <3 )


( Point de vue : Bill )


J'arrête ma course devant la chambre. Devant sa chambre. Lui aussi est en boxer noir, prêt à s'endormir. Il est dos à moi et contemple la ville humide. Je m'appuie contre l'encadrement de la porte. Je l'observe. Il est terriblement beau. Sans sa casquette. Sans son bandeau. Seulement vêtu d'un sous vêtement, laissant ses dreadlocks bouger au rythme de ses pas, de sa respiration. Il se retourne. Je me redresse vite. Il vient vers moi, et saisit son portable. J'ai envie d'entrer dans sa chambre.

Envie de l'embrasser. Envie de le caresser. Envie de l'aimer. Son corps n'est pour moi qu'un désir. Mais son amour, la prunelle de mes yeux. Je parcours son corps du regard, jusqu'à surligner ses lèvres, goûter à son cou, mordre son épaule et glisser sur son torse. Simples choses difficiles que je convoite tant.


- Qu'est-ce que tu regardes comme ça ? Je sais je suis beau hein ?!



Si tu savais à quel point Tom ! A quel point tu es beau. A quel point je t'aime. A quel point je te désire. C'est un supplice. Je me contrôle malgré les ondes qui me parcourent. Je ne te désire pas. Non. Tu n'es pas séduisant. Je...ne...t'aime pas. Trois choses que j'aimerais tellement.
Je suis ton martyre et je souffre en silence. Mais je réplique. Je me défends.


- Pfff ! T'y crois toi ! Ca va les chevilles ???
( rire )
- ( regarde ses chevilles ) Bah écoute ça va ! ( rire )


Il est tellement beau lorsqu'il sourit. Je me tue à le dire, mais il est beau en toutes circonstances. Il me dit qu'il va appeler April. Il me souhaite un agréable nuit et referme la porte. Je suis seul, en plein milieu d'un couloir plongé dans le noir le plus complet.

Ma nuit serait très agréable si je la passais dans tes bras Tom...
Je retourne « Chez moi » et me plonge sous les draps. J'observe les étoiles. J'observe la lune.
Je n'en trouve aucune plus merveilleuse que lui. Elles n'ont pas de sentiments. Elles ont de la chance. La lune seule est leur maître. Elles s'éclairent lorsque celle-ci apparaît, comme pour l'honorer.
Je l'honore aussi. Lorsque je ne trouve pas le sommeil, elle reflète son visage. Et en échange, je la contemple. Elle m'aide souvent à m'endormir, telle une berceuse...La douce mélodie de la pluie a cessé depuis très longtemps. Le ciel est dégagé, parsemé de touches de lumière, et mes yeux se ferment délicatement.

[ ... ]

Je sens une douce chaleur caresser mon visage et mon torse. J'ouvre doucement les yeux et m'aperçois que dehors il fait jour. Ma nuit a été trop courte. Je remonte les draps sur moi en espérant réussir à me rendormir. Je ferme les yeux et me retourne. Le sommeil me ramène dans son pays, mais pour très peu de temps.

Un énorme bruit se fait entendre dans toute la maison. Je me lève précipitamment et sors de ma chambre. Ca vient de la chambre de mon frère ! Oh mon dieu faites qu'il ne lui est rien arrivé ! J'ouvre brutalement la porte.

Je le surprends le c*l par terre, la tête en ma direction. Les deux pieds en l'air. Il est tordant de rire, et je ne peux pas me retenir plus longtemps, j'explose de rire.


- Aïeeeuh !
( se frotte le derrière )
- ( m'étouffe de rire ) Qu'est-ce que tu fous par terre ??
- Bah je suis tombé ça se voit pas ?
- Quelle magnifique déduction, j'aurais jamais d'viné !
( rigole de plus bel )
- J'voulais attraper mon portable mais il était trop loin. Du coup je me suis ramassé la tronche par terre... ( réalisant que je me fichais de lui ) Ca te dérangerait d'arrêter de te foutre de moi et de m'aider à me relever ?
- Oui, énormément ! ( un temps d'absence ) Je vais prendre ma douche ! ( quitte la chambre )
- Heyy !!! Reviens là toi ! Aide moi j'suis coincé !!! Aïe.... ! Bill t'es dégueulasse... Me laisse pas comme ça !


Je réalise ce que je viens de faire, je ne m'en serais jamais cru capable... Je me dirige toujours vers la salle de bain en l'entendant se plaindre. Je rigole tout seul dans le couloir. Finalement, je m'arrête et retourne sur mes pas. Je passe devant sa porte en marche arrière. Il est toujours par terre et me supplie du regard.
J'entre dans sa chambre et essaie de le décoincer. Je ne sais pas comment il s'est débrouillé, mais il a fait sauter plusieurs lattes, s'est coincé entre le lit et la table et a même réussi a flinguer sa nouvelle table de chevet en tombant dessus.


- T'es nul franchement... Elle va être contente maman. Elle qui avait craqué sur cette table de chevet.... Elle va être déçue. ( rire )
- Bon t'arrête de me faire culpabiliser oui ? Aide moi à me relever au lieu de dire des conneries ( rire )


Je soulève les morceaux de bois brisé de la table et les pose à côté de moi. Je m'accroupi devant lui et pousse la lourde table ; ce qui décoince déjà sa tête, qu'il pose par terre. Toujours en train de pousser cette foutue table, je baisse la tête et le regarde. Qu'est-ce qu'il regarde comme ça ?


- Dis donc p'tit frère... T'as jamais pensé à faire de la muscu ?


Non mais j'hallucine ! Il me terrorise parce que je crois qu'il lui est arrivé quelque chose de grave, m'e*merde pour que je le décoince de son trou, flingue sa nouvelle table et encore il trouve le moyen de me trouver pas assez musclé ! J'y crois pas !!!
D'un seul coup je m'apaise, envouté par son regard. J'ai envie de l'embrasser... Mais je résiste.


- Toi, la prochaine fois que tu me fais une réflexion de ce genre j'te laisse croupir plié en deux entre ta table fracassée et ton lit, dans ta fausse à poussière et fringues pas rangés, c'est claire ?

- ( Avale difficilement sa salive ) C'est claire...
- Très bien... Sur ce, j'ai un rendez vous très important avec ma douche, et elle m'attend...Je ne peux pas me permettre de la faire attendre plus longtemps !
( sourire )


Mes amours,
Gordon et moi rentrons à 18h aujourd'hui. Je vous ai sorti de quoi manger.
Passez une bonne journée mes poussins.
Je vous embrasse très fort...

Je vous aime, Maman.



Un énorme sourire se dessine sur mes lèvres. Elle est tellement adorable.Je me rends compte, j'aime mon frère, pas comme un frère. Qu'est-ce qu'elle penserait de moi si elle l'apprenait ? Sans doute que je suis ignoble. C'est mon jumeau. Enfin, je repose le papier sur la table et sursaute à l'entente soudaine de mon prénom.


- Bill !?
-
( sursaute ) Mais t'es malade ! Tu veux ma mort sur la conscience ?
- Excuse... C'est un mot de maman ?
- De qui tu veux que ce soit ?
( sourire )
- C'est vrai... Pourquoi je pose la question.
- J'me le demande.
( rire )
- Dis moi, t'as décidé de me faire ch*er aujourd'hui ? ( sourire )


Je lui souris et il vient m'attaquer. Je le regarde dans les yeux et lui met une petite claque sur la joue. Je pars en courant mais il me rattrape très vite. Je ne supporte pas les chatouilles. Et je sais que c'est ça qu'il va me faire...
Nous sommes partis pour un bon quart d'heure de fou rire.

Après nous être calmés et avoir mangé, Tom me propose d'aller se promener ensemble, dans le petit parc où nous jouions quand nous étions petits. Je ne peux pas refuser une offre pareille. Je vais rester tout l'après midi avec lui. Je trouve ça génial. Je prie pour qu'April ne nous rejoigne pas. J'accepte donc sa proposition alléchante et nous partons pour l'après midi.
J'aurais bien dit main dans la main, mais ce n'est pas le cas. Malgré que je le souhaite plus que tout.

Arrivés dans le petit parc, nous marchons côte à côte, nous arrêtant à chaque attraction pour repenser à une aventure de notre enfance. Il parle et je bois ses paroles comme de l'eau claire. Ses yeux pétillent de joie. Il est heureux. Et je suis bien. Bien avec lui. Bien pour lui. Bien pour moi.

Devant la balançoire en pneu, il me remémore des souvenirs que j'avais oubliés. Quand nous avions 6 ans, je voulais à tous prix faire de cette balançoire, mais j'étais tellement mince et petit que lorsque je suis monté dessus, je suis passé à travers le gros pneu.

Il rigole aux éclats de cette histoire. Je l'accompagne. Me rappelant également la bosse que je m'étais récoltée, ainsi qu'une belle foulure de poignet. Je me rappelle, quand je lui avais dit que j'avais mal, il m'avait fait un bisou qui soigne...
Je souris de plus bel.

Aujourd'hui j'aimerais avoir un baiser qui soigne les blessures de mon c½ur. Mais je sais que je n'en aurais jamais.

Nous avançons encore, tout en discutant. Lorsqu'il aperçoit une silhouette familière, assise sur un banc. Cette silhouette nous tourne le dos. Et n'est pas seule...



Bonsoir, ( et bonjour =D ) à toutes !
Voilà mon quatrième chapitre... J'espère qu'il vous plait ?
A votre avis qui est cette personne ?? Vous savez pas ? Mais si c'est facile ! ( xD )
Enfin bref, j'attends vos avis avec impatience !
Soyez franches s'il vous plaît é___è
Merci pour tous vos com's !!! C'est vraiment super gentil... ^_^`
Suiite dans 300 com's ( la suite est prête ``)

Pour le commentaire Numéro : 1000 #
___Gluck-Besteht-Niicht <3 ( Fic superbe ! Je vous la conseille =D )

Pour * Ma Chouquette <3 * parce que sans elle vous ne liriez pas ce chapitre =D : *&*& *

KiiSSOUiiLLES <3
# Posté le dimanche 09 mars 2008 18:00
Modifié le samedi 12 avril 2008 20:07

#___KAPiiTEL FÜNF

#___KAPiiTEL FÜNF
* Musique * ( Tokio Hotel - Spring nicht <3 )



( Point de vue : Bill )

Tom semble surpris. Il contemple la scène qui se déroule sous ses yeux, sans avoir la moindre réaction. Il semble s'être perdu dans le néant. Il ne bouge pas. Il semble paralysé, et ne plus avoir aucune force. Je le regarde avec insistance. Il est vide, tel une coquille. Les larmes envahissent ses yeux. Il saisit le peu de force qu'il puise de son corps et avance vers cette silhouette.

J'ai peur de sa réaction. Je l'accompagne. J'ai peur de ce qu'il pourrait faire d'inattendu. Il est tellement imprévisible et impulsif.Il arrive devant le petit banc, où deux personnes s'embrassent passionnément et se poste devant les deux jeunes gens.
C'est... Non... Comment ? Pourquoi ? Depuis quand ? C'est impossible...


( Point de vue : Tom )

J'avance à pas surs. Je me poste devant ces deux personnes qui s'embrassent et reste inerte devant cette scène autant aiguisée que la lame d'un poignard. Mon c½ur se resserre et une larme vient perlée sur ma joue, sans que je ne m'en rende compte. Pourquoi est-ce tombé sur moi ? Seulement un pourquoi... auquel j'essaie de trouver une réponse digne de ce nom.
Je ne comprends plus rien.


- Pourquoi ? April pourquoi ? ( une larme dévale ma joue )


Elle se retourne. La honte recouvre son visage. Elle ne comprend pas ce que je fais ici. Ce garçon, qu'a-t-il de plus que moi ? En tant normal, j'aurais une terrible envie de frapper, mais au moment ou je parle, la seule chose que j'ai envie de faire c'est de pleurer dans les bras de mon double. Le seul qui me comprend. Le seul qui ne me fait pas souffrir. Le seul qui arrive à me consoler. Elle ne sait pas quoi répondre à cette attaque soudaine. Elle se contentera d'une banalité.


- Tom ! Ce n'est pas ce que tu crois ! Laisse moi t'expliquer !
- Ne te donnes pas ce mal, je n'ai pas besoin d'explication. Je suis assez grand pour comprendre tout seul. Je t'aimais, et t'as tout gâché. Adieu April...


Je pars en courant de ce parc. Le parc de mes plus beaux souvenirs, qui est devenu le pire de mes cauchemars. Bill essaie de me retenir mais je me dégage de son emprise. Je pars... loin.


( Point de vue : Bill )

Tom s'en va. Je ne sais pas comment réagir. Je ne sais pas quoi faire. Je reste debout, devant April qui regarde Tom s'éloigner.
Son « copain » ne comprend pas non plus. Je m'avance vers elle. Mon regard est noir. De la colère, de la haine.

Elle a fait souffrir mon jumeau, l'homme que j'aime plus que tout. Elle l'a FAIT SOUFFRIR !!! Elle l'a détruit ! Elle l'a poignardé en plein c½ur et le lui a arraché. Je sens qu'il est anéanti... Loin de moi, je ressens ce qu'il ressent.
Je m'arrête devant elle.


- Comment t'as pu faire une chose pareille ? Tu n'as pas honte de ce que tu as fais ? Tu n'as pas honte de toi ? A ta place je n'oserais même plus me regarder dans un miroir. Tu me dégoûtes. Lui qui t'aimée. Tu viens de le détruire, par simple égoïsme. Tu ne penses qu'à toi. Tu nous fais tous souffrir. Je me demande ce qu'il a bien pu te trouver. Il ne te mérite pas. Tu ne mérites rien. Seulement de souffrir autant que tu l'as fait souffrir. S'il tente quelque chose d'absurde, parce que tu l'as trompé, je te jure, que je te retrouve, et que tu passeras tes dernières minutes sur terre. Personne ne fait souffrir Tom. Je ne me le permet pas alors ce n'est pas une fille comme toi qui le fera.


Sur cette dernière phrase haineuse, je me retourne et essaie de rattraper Tom. Malheureusement, je n'ai pas la moindre idée d'où il a bien pu aller se réfugier. Sur le coup, aucune proposition ne me vient à l'esprit. Je retourne chez nous et monte dans ma chambre. Je m'assoies sur mon lit et ramène mes genoux contre mon torse. Je réfléchis.

Pourquoi notre après midi a dû être gâchée d'une telle façon ? J'étais sur que ça ne se passerais pas comme prévu... Sans imprévus.
Un flash me revient. La falaise ! Je n'y avais pas pensé... Je me précipite donc sur la porte de ma chambre et redescend à une vitesse sous estimée. J'ouvre la porte d'entrée et la referme à clé. Je cours dans la rue. Je le sens, il est là bas.

Un léger vent me rafraichit. Je cours encore. Je souffre autant que lui. Je ressens toute sa peine et sa douleur. Il pourrait faire une chose absurde. Je n'en peux plus. Mais l'amour que je ressens pourrait me faire déplacer des montagnes, repousser les océans et avancer contre le vent. Une puissance m'envahit, et je cours de plus en plus vite, haletant au rythme de mes pas fracassant le sol.

J'arrive devant la plage. Après avoir traversé toutes les habitations, mes pieds touchent le sable. Je regarde à l'horizon. Il n'y a personne. Je me laisse tomber à terre. Epuisé par une si longue course contre le temps.

Il n'est pas là. Pourtant j'étais si sur de moi. Comment ai-je pu me tromper ? Il y a en moi une espèce de rage, qui me permet de me relever. Une force surhumaine, celle que vous essayez de contrôler lorsque vous êtes à bout de nerfs. Et celle que vous remercié lorsque votre corps ne répond plus de rien. Je me relève grâce à elle.

Je lève la tête vers la falaise. Il est là. Je le vois. Je me remets à courir, encore plus vite. Je gravis la falaise et arrive à son sommet. Je m'arrête brusquement derrière lui. Je suis à bout de souffle. Il n'a pas le droit de m'abandonner. Et je ne l'abandonnerai pas non plus.


- Tom qu'est-ce que tu fais là ?
- Je ne sais pas. J'avais besoin de réfléchir. J'avais envie de... sauter.
- TOM !!! ARRÊTE ! Qu'est-ce que tu comptes faire ? Tu vas sauter ? Tu vas partir comme ça ? T'as penser à nos parents ? T'as pensé à moi... ?
- Bill va-t-en !!! Laisse moi !
- NON TOM ! JAMAIS J'TE LAISSERAI ! Tu m'as promis que tu aurais toujours besoin de moi ! Aujourd'hui je suis là pour toi. Tu n'as pas le droit de m'abandonner...
- Non... Aujourd'hui j'ai juste besoin que tu me laisses partir en paix.
- EN PAIX ? Tu vas partir en paix ? En sachant que tu vas laisser derrière toi tes parents ? Tes amis ? Ton jumeau ? Non Tom... tu ne seras pas en paix. Bien au contraire !! Tu m'as promis Tom... T'as pas le droit...
-
( se retourne et hurle ) BILL ARRÊTE ! LAISSE MOI TRANQUILLE ! PARS ! VA-T'EN LOIN DE MOI !
- Tu ne peux pas me demander ça. J'suis ton frère Tom. Et je t'ai promis d'être toujours à tes côtés. Peine ou bonheur. C'est comme ça et tu vas faire avec.
- Non... laisse moi.

- TU TE RENDS COMPTE DE CE QUE TU FAIS ? TU TE LAISSES DÉTRUIRE PAR UNE FILLE QUI NE TE MÉRITE MÊME PAS !!! ( je commence à pleurer ) Tom... reprends toi s'il te plait ! Arrête tes conneries !!
- Tu ne sais pas ce que c'est de se sentir trahit comme ça !
- Bien au contraire Tom... Je sais ce qu'on peut ressentir lorsque on est rejeté par la personne qu'on aime. Si tu sautes, alors je saute.

- Pourquoi tu t'obstines autant p'tit frère ?
- J'ai besoin de toi ! Je t'aime ! Je t'aime TOM !!! Tu es toute ma vie !
( tout bas ) Je t'aime comme un fou...


Je me laisse tomber à genoux. Je ne peux rien faire de plus. Je sanglote comme jamais je n'ai sangloté. Je pleure toute les larmes de mon corps, elles ont crée un torrent, qui frappe mes joues pâles. Tom n'a pas le droit.Je sens des bras m'entourer. Je relève la tête et croise le regard de mon frère. Ses yeux sont pleins de larmes. Il me serre précipitamment contre lui, de toutes ses forces.


- M'abandonne pas Tom... ( en pleure )
- Non Bill...Jamais je ne pourrais t'abandonner. Je t'aime trop !


Je me raccroche encore à lui. Et je lui en veux d'avoir eu la simple pensée de me quitter. Il n'avait même pas le droit d'y faire allusion. Notre étreinte prend fin, après plusieurs longues minutes. De longues minutes ou toutes nos émotions, nos sentiments, nos pensées ne faisaient plus qu'un.

J'ai besoin de le sentir contre moi, de voir son visage, et sentir son parfum.
J'ai tout simplement besoin de lui. Je ne peux plus me passer de lui. Du moins je ne peux pas m'en passer. L'amour nous détruit. Celui que je porte à Tom est destructeur. Je le sais. Il a fait de moi sa victime. Et maintenant je suis son esclave. Je ne peux plus lutter contre lui. J'ai essayé. Mais je ne peux plus. Je ne suis pas de taille face à un envahisseur de cette puissance. Il me ronge de l'intérieur, tel un cancer se propageant peu à peu dans mon corps. Pourtant je ne mérite pas toute cette souffrance. Une souffrance bien trop lourde à porter lorsque nous avons à peine dix-huit années de vie derrière nous.

Sa main glisse sur mon visage et essuie mes larmes. Nous nous relevons, et après de brèves excuses, décidons de rentrer chez nous. La maison nous attend. Il n'est que dix-sept heures. Nous entrons en silence. Les yeux plus gonflés que jamais après cette averse de sentiments. Nos chambres nous attendent... La journée a été forte en émotions.

Je me dirige dans la salle de bain et me démaquille, me passe de l'eau fraîche sur le visage et le cou. Mais ça n'enlève pas les énormes poches sous les yeux. Maman va s'en apercevoir. Elle va nous poser beaucoup trop de questions. Des questions auxquelles aucun d'entre nous n'aura envie de répondre. Je retourne dans ma chambre et m'allonge sur mon lit. Je suis épuisé. Je n'ai jamais autant couru de ma vie. Je n'avais jamais couru pour lui. Je ne vais pas m'endormir tout de suite.

J'entends Tom marcher dans le couloir. L'intensité du bruit augmente. Les pas arrivent devant la porte de ma chambre. La porte qui était entre ouverte s'ouvre en grand, et Tom apparaît. Il vient près de moi et s'assoie sur mon lit.


- Bill, je suis vraiment désolé de t'avoir fait subir ça...
- Tom... Tu n'avais pas le droit d'imaginer que j'allais te laisser tout seul !!! Plus jamais tu n'imagines ça !



Il acquiesce lentement, les yeux remplis d'excuses et vient s'enfouir dans mes bras. Il fond en larmes et vient sangloter contre mon cou, pris de spasmes incontrôlables. Oh non, je le fais pleurer ! Je ne veux pas qu'il pleure. Non...


- Pardon Tom... chuuuut.... ( tout en le berçant contre moi )
- Je suis désolé... Je suis désolé... Désolé. Désolé. Désolé....
- Tom arrêtes, je t'en supplie... Chuuuuuut....



Ca me fait mal de le voir ainsi. Je viens de le faire pleurer. Je n'avais pas le droit. Ses sanglots se font moins bruyants. Il se calme peu à peu, au fur et a mesure que je le berce. C'est la première fois de ma vie que je vois Tom dans un état pareil. Il est vraiment anéanti.




Coucou les filles !
Alors ce cinquième chapitre ? J'espère qu'il vous plaît ?
Vous ne vous attendiez peut-être pas à ce que Tom réagisse comme ça, non ?
L'amour approche !!! XD Enfin, le YaOii surtout... U__U
Enfin bref, je vous remercie toutes pour vos commentaires !!! =D
Vous êtes les meilleures ! J'vous adore !
# Posté le lundi 17 mars 2008 11:32
Modifié le lundi 14 avril 2008 13:41

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